lundi 23 novembre 2015

Je vais où maintenant?



 y a toujours ce moment après l’extase et le ciel violet
 où une grande ligne droite 
 me transbahute en sens inverse
 et contre mon gré vers un truc très très vide
 au début les nuages ont pas l’air très réels c’est clair
 mais je roule et me charge de l’atmosphère t’inquiète
 j'en bouffe des paysages fantastiques
 je rentre pas vraiment chez moi surtout 
 avec  mon phare unique  j’ai pas l’air con tiens
si la lumière baisse elle découpe tout  absolument tout
en deux  tu sais à l’horizontale ouais tu sais
à quel point mon aspirateur dans le coffre
me rappelle que ce bordel après toi
existe bel et bien 

conformément aux apparences




lundi 16 novembre 2015

J'écris pas

je m'offre un peu de silence
dans une cage de brume
pour quelques temps

vendredi 6 novembre 2015

Si Dieu était un clochard





Le truc a commencé comme ça
Dans le hall d’un aérogare
Grands espaces et foule de taré
Je venais pas pour prendre l’avion
Je venais pas pour les vacances
Je savais pourquoi je venais
Mon voyage à moi c’était la cafet’.
Celui du borgne au comptoir  je sais pas
Il proférait des trucs dans sa barbe le vieux
Avec son œil crevé
Des trucs de prophète ravagé
Pauvres pauvres connards qu’il disait
On finira tous en poudre
En poudre
Il neigeait dans sa bouche d’ivrogne
Comme un oracle à la Œdipe
Comme un clodo tombé du ciel
Comme un chien hollywoodien
Qui lâche pas le morceau
Et qui te plante ses crocs dans la tête
Pour t’entraîner lentement
Quelque part
Où il faut bien que tu ailles
Tu choisis pas la destination
Juste quelques escales au mieux
T’as vu petite…C’était pas long hein ?
Il a fait

La nuit est tombée dans le hall de l’aérogare
Espaces vides absence de la foule
Alors je me suis dit comme ça
Que si j’avais plus de thunes je partirais faire  un trekking au Népal
Que si j’avais plus de courage je démissionnerais définitivement
Et que si Dieu était un clochard
Il puerait peut-être un peu moins de la gueule