Au milieu de la nuit
Je pense à de toutes petites choses. Des choses infimes .
Qui ont l’air minuscule. Par exemple je
pense au fermoir de ma boucle d’oreille perdu pour toujours et je pense aux
félins feutrés dehors. Je pense aux
petits regards à l’abri et à comment l’obscurité les découpe -ces petites choses-
sur le corps et dans le visage. Je pense à demi-mots. Je pense aux silences
très justes. Je pense à ce qui n’est pas dit et qui me trouble jusqu’au fond du
ventre. A comment tout est facile aussi tout à coup. Tout doucement.
Des choses qui ont l’air minuscule. Qui ont l’air.
Au milieu de la nuit je suis en phase. Et c’est pas si souvent…
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